Par le groupe CRC-SPG / 1er octobre 2008
La politique mise en œuvre depuis l’élection du nouveau Président de la République, Nicolas Sarkozy, accélère et aggrave les politiques libérales menées depuis des années.
Elle porte des coups à la grande majorité de notre peuple, dégrade l’image de notre pays : cadeaux fiscaux aux plus riches, démantèlement du code du travail, agression contre les 35 heures, baisse des salaires et des retraites, création des franchises médicales, recul du droit à l’éducation, suppression massive d’emplois publics, privatisation de la poste, bradage de l’audiovisuel public, atteintes aux libertés, alignement sur la stratégie belliqueuse de l’OTAN et des Etats-Unis...
C’est la remise en cause des droits fondamentaux : l’éducation, le travail, la santé, le logement. Les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain citoyen, solidaires de la population, sont déterminés à exprimer ses difficultés et à relayer ses colères et ses exigences.
La très grave crise financière du mois de septembre 2008 met en évidence les dangers, pour l’ensemble de la planète, de politiques qui privilégient les intérêts de quelques grandes fortunes au détriment de l’intérêt général.
Conscients des nouveaux enjeux écologiques, éthiques, démocratiques qui pèsent sur le devenir de notre société, les sénatrices et sénateurs du groupe CRC sont convaincus de la nécessité d’inventer un nouveau mode de développement susceptible de préserver la planète pour notre génération et celles qui viennent. Ils considèrent donc indispensable de promouvoir la recherche scientifique et technique et l’investissement par des politiques publiques audacieuses.
Leur ambition, c’est d’agir pour la justice sociale, la défense des libertés et des droits fondamentaux tels que :
le droit à la santé, au travail et à la retraite ;
le droit à l’éducation dans une école publique et laïque, ouverte au XXIème siècle ;
le droit au logement avec des loyers accessibles au plus grand nombre ;
l’essor et le développement des services publics, indispensables à la satisfaction de l’intérêt général ;
un développement culturel et artistique puisant dans la diversité et les nouvelles technologies une force nouvelle ;
des ressources pérennes pour un audiovisuel de qualité ;
le pluralisme et l’indépendance des médias ;
une décentralisation institutionnelle qui assure l’égalité et la solidarité sur le territoire national ;
une Europe de progrès en rupture avec les dogmes libéraux, une Europe construite par et pour les peuples ;
une solidarité internationale, une politique de paix et de développement.
Ils agissent donc pour une réforme en profondeur du système bancaire et de crédit par la création d’un pôle financier public mis durablement au service de l’intérêt général ;
Le rôle et la conception actuelle de la Banque Centrale Européenne doivent être remis en cause.
Dans cet objectif, les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen agissent pour une refonte de la fiscalité permettant une juste redistribution des richesses.
Ils veulent contribuer à la construction d’une alternative crédible et durable, permettant de nouveaux progrès humains.
Il soutiennent et accompagnent les mouvements sociaux dont l’expression est essentielle pour résister à la politique libérale en œuvre.
Considérant que rien ne se fera sans l’intervention du peuple lui-même, ils associent les organisations syndicales, associations et les citoyens à leur travail législatif.
Opposants déterminés à la présidentialisation du pouvoir, ils sont convaincus que la clé du changement est dans la participation du peuple dans le débat public, dans la vie économique, sociale et dans la vie politique. C’est pourquoi ils pensent que la démocratie doit être refondée et se prononcent pour une nouvelle République.
Dans ce cadre, ils se prononcent pour une réforme importante d’un Sénat démocratisé et transparent.
Le groupe communiste républicain citoyen s’honore de réaliser la parité hommes-femmes. Il respecte la diversité. En son sein, chaque sénatrice et sénateur compte pour un et aucune décision, vote ou proposition de loi ne leur est imposé, l’unité d’action étant décidée par le libre débat.









